D'après le dernier et cinquième Rapport d'évaluation établi par l'IPCC ou GIEC (AR5/IPCC) sur la période 2013-2015, le réchauffement du changement climatique est sans équivoque impactant fortement les océans.

A- AU NIVEAU MONDIAL

Informations tirées des conclusions titres du Résumé à l'intention des décideurs (Source IPCC/WGI/TSU)

«Système climatique: Changements observés

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque et, depuis les années 1950, beaucoup de changements observés sont sans précédent depuis des décennies voire des millénaires. L'atmosphère et l'océan se sont réchauffés, la couverture de neige et de glace a diminué, le niveau des mers s'est élevé et les concentrations des gaz à effet de serre ont augmenté.

Moteurs du changement climatique

Le forçage radiatif total est positif et a conduit à une absorption nette d'énergie par le système climatique. La plus grande contribution à ce forçage radiatif provient de l'augmentation de la teneur de l'atmosphère en CO2 depuis 1750.

Compréhension du système climatique et de ses récentes évolutions

L'influence de l'homme sur le système climatique est clairement établie, et ce, sur la base des données concernant l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, le forçage radiatif positif, le réchauffement observé et la compréhension du système climatique.

Changements climatiques prévus à l'échelle mondiale et régionale

De nouvelles émissions de gaz à effet de serre impliqueront une poursuite du réchauffement et des changements affectant toutes les composantes du système climatique. Pour limiter le changement climatique, il faudra réduire notablement et durablement les émissions de gaz à effet de serre.»

Pour plus de détails, voir fiche 1/IPCC- Les éléments scientifiques

Informations tirées des conclusions titres du Résumé à l'intention des décideurs (Source IPCC/Rapport de synthèse)

«Les changements observés et leurs causes

L'influence de l'homme sur le système climatique est manifeste et aujourd'hui, les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine sont les plus élevées jamais observées. Les changements climatiques récents ont eu de larges répercussions sur les systèmes humains et naturels.

Changements climatiques, risques et conséquences: perspectives

Si elles se poursuivent, les émissions de gaz à effet de serre provoqueront un réchauffement supplémentaire et une modification durable de toutes les composantes du système climatique, ce qui augmentera la probabilité de conséquences graves, généralisées et irréversibles pour les populations et les écosystèmes. Pour limiter l'ampleur des changements climatiques, il faudrait réduire fortement et durablement les émissions de gaz à effet de serre, ce qui, avec l'adaptation, est susceptible de limiter les risques liés à ces changements

Adaptation, atténuation et développement durable: profils d'évolution

L'adaptation et l'atténuation sont des stratégies complémentaires qui permettent de réduire et de maîtriser les risques liés aux changements climatiques. En limitant fortement les émissions au cours des prochaines décennies, on pourrait réduire les risques climatiques au XXIe siècle et au-delà, améliorer les perspectives d'adaptation, réduire les coûts de l'atténuation sur le long terme et aplanir les difficultés afférentes, et privilégier des profils d'évolution favorisant la résilience face au changement climatique dans l'optique du développement durable.

Adaptation et atténuation

De nombreuses options d'adaptation et d'atténuation peuvent aider à faire face aux changements climatiques, mais aucune ne saurait suffire à elle seule. Leur efficacité, qui dépend des politiques et des modalités de coopération adoptées à toutes les échelles, peut être renforcée par des mesures intégrées reliant l'adaptation et l'atténuation à d'autres objectifs sociétaux».

Pour plus de détails, consulter fiche 2/IPCC- Rapport de synthèse

FICHE SYNTHETIQUE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET OCEAN - CAS DU MAROC (SOURCE INRH/DO)

Page 1

 

B- AU NIVEAU REGIONAL

Au niveau régional, nous mettons l'accent sur la zone du Courant des Canaries (CCLME ou Canary Current Large Marine Ecosystem) dont la côte atlantique marocaine en fait partie (Figure 1).

 

Figure 1 : Zone du Large Ecosystème Marin du Courant des Canaries (CCLME)

 

Nous faisons état dans cette fiche du récent rapport de la Commission Internationale Océanographique de l'UNESCO établi en 2015 qui relate les observations suivantes en matière de changement climatique (Source IOC/UNESCO/ts115, 2015):

- "la température de surface dans l'écosystème du Courant des Canaries (CCLME) pour les 32 années passes montrent que, sur la période 1982-2013, une tendance vers le réchauffement avec une valeur moyenne de 0.28°C/décade.

La tendance vers le réchauffement montre des changements significatifs liés aux différents régimes dynamiques qui existent dans la zone du CCLME region: (i) près de la côte et dans les zones d' «upwelling», entre Cap Blanc et Cap Beddouza, la tendance vers la hausse n'est pas statistiquement nulle; (ii) près des côtes et dans les eaux sous influence océanique, entre Cape Vert et Cap Blanc, la tendance est vers la hausse (> 0.5°C/décade) et statistiquement significative; (iii) dans les régions océaniques, il y a une tendance statistique significative vers la hausse de 0.25°C/décade. Cette tendance de la température de surface océanique (ou Sea Surface Temperature) est également observée dans les eaux situées en dessous de la thermocline permanente (200-600m), avec une «légère» hausse significative de la température, supérieure à 0.25°C/décade, compensée par la densité et une augmentation du taux de salinité de 0.02/décade.

- Ni les eaux intermédiaires et ni les eaux profondes ne montrent de tendance significative vers la hausse. Cependant, il faut noter que les eaux profondes, situées à 2600-3600 dbar, dans les eaux océaniques au nord des Iles Canaries montrent un taux de -0.01°C/décade.

- La large tendance du niveau d'eau, issue aussi bien des mesures marégraphiques que de l'altimétrie, confirme l'augmentation du niveau d'eau pour les deux dernières décennies, en comparaison au 20ème siècle (IPCC, 2013).

- La tendance des indices d'upwelling du Nord au Sud de la région CCLLME ne sont pas homogènes.

La région du CCLME est une région très active en termes de processus physiques et biogéochimiques, avec un lien direct au cycle de carbone global. Les zones d'upwelling côtières sont des zones sensibles aux concentrations du CO2 et du pH. Des changements dans ces paramètres, en particulier des valeurs basses du pH affectent non seulement les processus biogéochimiques et ceux du carbone mais également la composition chimique des éléments présents dans la colonne d'eau, principalement celle liée aux activités biologiques telles les nutriments et les métaux traces. Dans la région des Iles Canaries par exemple, le pH diminue d'un taux de -0.0019 (± 0.0003) pH unités de pH depuis 1995 » (Source IOC/UNESCO, 2015- Traduit des extraits du résumé du rapport Technical Series 115).

 

C- PROJECTIONS DU GIEC SUR LES ZONES D’UPWELLING A TRAVERS LE MONDE

Les projections du GIEC sur les zones d’upwelling à travers le monde dont le Courant des Canaries présentent des incertitudes (IPCC, 2014), dans le sens que plusieurs travaux prévoient un renforcement des activités de l’upwelling partant de l’hypothèse de Bakun (1991) (Figure 2). En effet, suite à un éventuel «réchauffement» des températures terrestres selon les scénarios de l’IPCC (2013), un gradient terre-mer sera créé avec une intensification des zones à basse pression à terre, représentées par le symbole «L » et des zones à haute pression en mer ouverte, représentées par le symbole «H» sur la figure 2 et induira des gradients de pression atmosphérique provoquant d’éventuels vents favorables aux upwellings (Figure 2). Nonobstant d’autres processus climatiques qui peuvent entrer en jeu, l’intensification des phénomènes d’upwelling ne peut qu’avoir un effet bénéfique sur les activités de pêche. A l’inverse et dans le cas de dysfonctionnement du phénomène d’upwelling, ses effets aura des conséquences inévitables sur les ressources halieutiques (Figure 2).

 

Figure 2 : Hypothétique mécanisme d'intensification du phénomène d'upwelling dans les EBUs
(Extrait du CC - Box Upwelling Lluch Cota et al., 2014- IPCC 2014)

 

 

D- AU NIVEAU DES COTES MAROCAINES

         1. CAS DE LA FACADE ATLANTIQUE
La côte atlantique marocaine, située entre les latitudes
21°N et 36°N, fait partie de ce large écosystème marin du
Courant des Canaries (CCLME). Elle est baignée au large de
ses côtes par le Courant des Canaries et, au niveau côtier,
par des courants côtiers intenses. Sous l'effet du vent, elle
est le siège de résurgences (permanentes ou saisonnières)
d'eaux profondes, froides et riches en sels nutritifs, dit
phénomène d' «upwelling», à l'origine de nos principales
richesses halieutiques nationales. L'activité de
l' «upwelling» est saisonnière, principalement active en été,
au Nord de Boujdor et permanente quasiment toute
l'année dans la zone Sud, au sud de Boujdor.

Afin de suivre l'activité hebdomadaire du phénomène d'upwelling le long de la côte atlantique marocaine (21°-36°N), un indice d'upwelling côtier (IUC) a été mis en place par l'INRH et établi à partir des produits issus de la température de surface (ou SST). L'évolution temporelle de cet indice sur la période 2002-2015 est représenté aux figures suivantes: la figure du haut (A) représente son évolution dans la zone Nord Atlantique marocaine (26°N-33°N) et celle du bas (B) la zone Sud Atlantique marocaine (21°N-26°N). La tendance sur ces graphiques est représentée en couleur rouge sur ces deux graphiques mais n'est pas statistiquement significative, vu la courte durée constat général est que, en termes de variabilité interannuelle sur cette période et comparativement à la moyenne calculée sur la période 2002-2015, l'activité de l'upwelling a présenté généralement une tendance vers la «baisse» durant les années 2004-2007, 2009-2010 dénotant une faible activité de l'upwelling et vers la hausse sur la période 2011-début 2012, soit une forte activité du phénomène. En 2013, l'activité de l'upwelling a présenté une situation

 

moyenne le long de la côte atlantique marocaine; en 2014 l'indice d'upwelling montre un contraste thermique côte-large très comparable à celui de l'an 2012. La tendance est vers la baisse pour l'année 2015, comparativement aux années précédentes.

 

                                                                              IUC Tren-d: 21.00-26.00

Figure 3 : Indice d'upwelling côtier (IUC) calculé sur la période 2002-2015 pour A) la zone Nord (21°- 33°N) et B) la zone Sud (21°-26°N). Les traits en noir représentent les fluctuations heddomadaires de l'IUC, en bleu sa moyenne et en rouge sa tendance calculée sur la période 2002-2015 (Source INRH).

Pour plus de détails, consulter fiches synthétiques Bulletins Upwelling 2014-2015 (Source INRH)

       2.    CAS DU DETROIT DE GIBRALTAR

Le détroit de Gibraltar est une zone très névralgique pour la mer Méditerranée occidentale car il permet les échanges des eaux atlantique et méditerranéenne dont les eaux atlantique (ou «Atlantic Water -AW») pénètrent en surface et les eaux méditerranéennes sortent en

profondeur. Elles présentent respectivement des caractéristiques des eaux Atlantique (salinité comprise entre 36 et 37 psu) moins denses et des eaux méditerranéennes (salinité supérieure à 38 psu) plus denses (Figure 4).

Figure 4 : Caractéristiques des masses d'eau entrantes et sortantes au détroit de Gibraltar

(d'après Millot, 2007)

Les différents travaux menés sur le détroit de Gibraltar montrent que les eaux méditerranéennes profondes sont en train de se saliniser davantage, de l'ordre de 0.05 unité/année sur la période 2003 - 2007, soit de 0.01 unité/décade environ (Millot, 2007). Cette tendance ne peut certainement pas être considérée très significative vu la courte durée des observations mais montre que des changements des caractéristiques hydrologiques des eaux du détroit de Gibraltar sont en train de s'opérer depuis ces dernières décennies avec une forte variabilité interannuelle, impactant aussi bien les eaux atlantique entrantes que celles méditerranéennes sortantes.

       3. CAS DE LA MEDITERRANEE OCCIDENTALE

Depuis ces dernières années, l'INRH organise des campagnes océanographiques saisonnières en mer méditerranée marocaine entre Sebta et Saadia mais, par manque de longues séries océanographiques temporelles, les tendances climatiques ne peuvent être détectées. Toutefois à une échelle spatiale plus large englobant le bassin Méditerranéen occidental, plusieurs travaux scientifiques montrent que les eaux profondes de la mer Méditerranée occidentale, à l'instar de celles du détroit de Gibraltar, se «réchauffent» et se «salinisent» davantage depuis ces dernières décennies à partir des observations en mer (Tableau 1 d'après Borghini et al., 2014):

 

Year

Salinity

Potentiel temperature

Porential density

1961

33.406

12.766

37.736

1975

33.431

12.322

37.742

1995

33.452

12.379

37.744

2004

33.477

12.966

37.741

2003

33.473

12.954

37.745

D'autres travaux scientifiques en mer Méditerranée dans le bassin occidental convergent vers ces conclusions et montrent que les eaux profondes méditerranéennes deviennent de plus chaudes et salines avec un taux de 0.04°C par décennie pour la température et de 0.015 unités de salinité pour le paramètre salinité sur les quarante dernières années (Vargaz Yanez et al., 2010).

CONCLUSIONS

«D'une manière globale, le changement climatique menace les pêches et l'aquaculture par la hausse des températures de l'eau et du niveau des mers, la fonte des glaciers, les modifications de la salinité et de l'acidité des océans, la recrudescence de cyclones dans certaines régions, la diminution des pluies dans d'autres, et les changements de répartition et d'abondance des stocks ichtyologiques. Le changement climatique met en danger la durabilité et la productivité d'une ressource économique et environnementale fondamentale,.... Les pays en développement tributaires du poisson pour l'alimentation et l'exportation seront confrontés à un véritable défi pour s'adapter aux changements» (Source FAO, www.fao.org/foodclimate).

Dr K. HILMI

Chef Département Océanographie et Aquaculture à l'INRH

Membre du GIEC/WGII

 

REFERENCES

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Chapter 30 Hoegh-Guldberg, O., R. Cai, E.S. Poloczanska, P.G. Brewer, S. Sundby, K. Hilmi, V.J. Fabry, and S. Jung, 2014: The Ocean. In: Climate Change 2014: Impacts, Adaptation, and Vulnerability. Part B: Regional Aspects. Contribution of Working Group II to the Fifth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change [Barros, V.R., C.B. Field, D.J. Dokken, M.D. Mastrandrea, K.J. Mach, T.E. Bilir, M. Chatterjee, K.L. Ebi, Y.O. Estrada, R.C. Genova, B. Girma, E.S. Kissel, A.N. Levy, S. MacCracken, P.R. Mastrandrea, and L.L. White (eds.)]. Cambridge University Press, Cambridge, United Kingdom and New York, NY, USA, pp. 1655-1731. Voir lien chapitre 30 «The Ocean» http://www.ipcc.ch/report/ar5/wg2/

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