4.1- Effort de pêche


-    La Zone Cap-Spartel - Cap Boujdour
La pêcherie Nord

En 2011,  20 942 sorties ont été effectuées par une flottille composée d’environ 960 unités de pêche  représentant les 4 segments de pêche et qui ont opéré dans les 8 ports de la zone : Tanger, Asilah, Larache, Mehdia, Mohammedia, Casablanca, El Jadida et Jorf Lasfar. L’effectif de cette flottille active dans la zone Nord est réparti par segment comme suit : 194 senneurs, 298 chalutiers, 411 barques et 55 palangriers.

  La répartition spatiale de l’effort de pêche par port montre l’importance du port de Larache en terme d’effort avec 34% des sorties en mer, suivi du port de Casablanca avec 23% du total de la zone. Les senneurs côtiers restent majoritaires en terme d’effort (55% des sorties) suivi par les chalutiers (31%) et 12% pour les barques.

 

L’effort des senneurs est principalement déployé pour la sardine, le maquereau et l’anchois. 73% de l’effort de pêche des chalutiers est destiné pour la capture des chinchards qui est également une espèce cible pour les barques à côté du maquereau et la sardine.

Dans la zone Nord, l’effort de pêche réparti par espèces montre une prépondérance des chinchards et du maquereau qui enregistrent respectivement 36% et 26% du total des sorties dans la zone.

La pêcherie A

En 2011, un total de 7472 sorties avec apport, a été réalisé par environ 274 senneurs côtiers. Les trois ports de la zone : Safi, Essaouira et Agadir ont connu une activité accrue durant cette année.

  La répartition de l’effort de pêche au niveau des ports de la zone A révèle, contrairement aux autres années, une prédominance du port de Safi comparé au port d’Agadir qui enregistre, habituellement, le taux d’activité le plus élevé de la zone.

50% de l’activité de pêche des senneurs côtiers est déployée pour l’anchois ; la sardine et le maquereau viennent en deuxième et troisième rangs. Au niveau du port d’Agadir, la part de l’effort de pêche destinée à l’anchois atteint presque les 80% des senneurs côtiers.

 

Le maquereau et la sardine viennent, de loin, en deuxième et troisième rang avec seulement 16% et 6%.

L’activité des autres segments de la pêche ne concerne que les chalutiers qui ont réalisé un nombre de sorties de 5331 effectué par 307 unités. Cet effort dédié à la pêche de petits pélagiques est déployé à 100% à la pêche du chinchard.

Les barques qui sont en nombre de 844 unités ont réalisé, en 2011, 7210 sorties dont la majorité est orientée vers les chinchards (51%) et le maquereau (31%). L’activité pélagique des canotiers est concentrée dans les trois ports de la zone A : Safi, Essaouira et Agadir et dans six sites et villages de pêche : Souiria Kdima, Imessouane, Imiouaddar, Taghazout, Sidi Boulfdail et Aglou.

La pêcherie B

En 2011, les unités de pêche qui ont opéré dans la zone B ont atteint un nombre de 670 unités réparties comme suit : 260 senneurs côtiers, 189 chalutiers et 221 barques. Ces unités ont déployé un effort de pêche d’environ 18023 sorties dont 77% par les senneurs, et 15% par les chalutiers. 72% des sorties en mer des senneurs en bois ont ciblé  la sardine.  Les chinchards sont ciblés à 99% par les chalutiers côtiers alors que les barques ciblent essentiellement la sardine et accessoirement les autres espèces.

Laâyoune reste le port le plus actif de la zone B malgré une diminution de 21% de son activité par rapport à 2010.

 

-    La zone Sud de CapBoujdour

En 2011, presque une centaine de senneurs en bois (95 unités) ont effectué un effort de pêche de l’ordre de 4088 sorties au sud de Cap Boujdour. 45% de cet effort est déployé pour la première fois pour les sardinelles. La sardine vient, exceptionnellement cette année en seconde position. La majorité de l’effort de pêche est déployé par les senneurs. On note une absence totaled’une pêche pélagique pour les chalutiers dans la zone C.

 

- Flux et mouvements des senneurs côtiers (Cas de l’année 2009)

Les réactions stratégiques des senneurs sont définies comme étant la migration saisonnière de ces navires en liaison avec les variations d’abondance des ressources, d’une part,

et les motivations économiques et sociales d’autre part. Ce mouvement a été calculé sur la base du taux d’activité des unités de pêche défini comme étant le nombre de bateaux actifs qui se déplacent au moins entre 2 ports.

En 2009, 333 senneurs actifs ont effectué des déplacements entre les ports de la zone (A et B) et la zone C et plus particulièrement auport de Dakhla.

 

Les caractéristiques de ces senneurs montrent que la majorité des bateaux se placent dans la catégorie des jeunes bateaux (moins de 10 ans) et appartient à la catégorie des TJB compris entre 60 et 100 TJB. C’est cette tranche de senneurs côtiers qui se caractérise par une mobilité et une dynamique continue durant toute l’année.

Le suivi des mouvements des senneurs côtiers entre Safi et Dakhla pour l’année 2009 a montré que les 333 senneurs côtiers actifs ont effectué des déplacements saisonniers entre les différents ports de cette zone selon la disponibilité et l’abondance des différentes espèces pélagiques.

 

En effet, 16% des unités n’ont effectué aucun déplacement, opérant uniquement dans leur port d’attache. Pour les 84% restantes, la fréquentation entre 2 ports est de l’ordre de 35%. Un seul bateau a fréquenté 6 ports de la zone.

-    La zone Méditerranéenne

La pêcherie pélagique en Méditerranée marocaine est hétérogène, composée de plusieurs espèces et  réalisée principalement par des senneurs côtiers, mais également par d’autres  segments comme espèces cibles ou pêchées accessoirement avec d’autres espèces, à savoir les chalutiers, les palangriers et les canotiers.

  Le nombre total de sorties est de 17616 sorties en 2011. L’évolution mensuelle de l’effort de pêche est variable. L’activité dans cette zone s’est étalée sur toute l’année avec une certaine intensification durant les mois d’octobre. Le maximum de sorties est enregistré au port de Nador, suivi du port d’Al Hoceima et celui de M’diq. Dans les autres points de débarquements, l’effort réalisé est très faible. En 2011, une activité de pêche pélagique est enregistrée au niveau du site de Sidi Hsaine.

  L’effort de pêche est variable d’un port à un autre.L’apport des chalutiers est très important au port de Nador par rapport àcelui des sardiniers qui réalisent leur maximum d’effortau niveau des ports d’Al Hoceima et M’diq.  Une activité sardinière est observée aux ports de  M’diq,

  Ras Kabdana et Nador par les senneurs côtiers et également dans le site de Sidi Hsaine par les canotiers. L’apport de l’anchois, du maquereau et de la sardinelle sont réalisés dans la majorité des points de débarquements de manière fragmentaire et très faible.